Emmanuel Macron l’a dit le 16 mars 2020, soit il y a exactement un an : nous sommes en guerre. Mais il a oublié de dire précisément contre quoi nous étions en guerre… après tout on entend parler de ce virus depuis un an et de ses répercussions ; le sujet est devenu tellement central qu’il en vient à occulter tous les autres sujets, c’est un peu comme si nos esprits étaient désormais tous monopolisés par une pensée effrayante : la mort par le/la/les Covid 19 !
Si l’on écoute un peu trop ce qui se dit à la télé ou à la radio, on risque de penser que le coronavirus est devenu l’unique problème de l’humanité, le sujet est devenu tellement central dans le feuilleton médiatique qu’on en vient à penser qu’un virus encore plus mortel et encore plus douloureux se cache derrière celui du / de la / des Covid 19 : le virus de la déprime, de la peur du lendemain, de la suspicion du prochain, d’un modèle de société triste et sans avenir car sans plus aucune cohésion sociale spontanée. La crise sanitaire actuelle est en fait l’arbre qui cache la forêt car nous nageons en pleine crise systémique : c’est en fait notre monde entier qui est en crise, d’où la nécessité d’être en lutte permanente, un peu comme si nous étions tous un peu accrocs à la crise, un peu comme si la crise était la solution permettant à un modèle de société déséquilibré de se perpétuer tel quel.
Les crises environnementales, sociales, économique s’intensifient à un rythme aussi exponentiel que la création monétaire dématérialisée, rendant une minorité d’ultra riches assez riches pour 10 000 générations tandis que des dizaines de milliers pauvres n’ont même pas de quoi subsister au jour le jour. Ce système productiviste, mis en place par l’Occident à une époque où il était en position de supériorité technologique du fait de la révolution industrielle, va-t-il mourir du Covid ? Force est de constater que le monde d’aujourd’hui est complètement différent de celui de 1950 lorsque le centre de gravité du monde était encore à New York, la crise sanitaire de 2020 démontre que les États-Unis et l’occident en général ne peuvent plus se permettre de regarder le reste du monde du haut du piédestal branlant du néocolonialisme. L’occident cherche encore à s’accrocher à la fierté d’habiter dans un pays « civilisé », dans des démocraties factices auxquelles plus personne ne croit mais dans lesquelles on se complait, dans lesquelles l’échec collectif est présenté comme la somme des échecs individuels, dans lequel on responsabilise chacun pour les erreurs que nous faisons tous ensemble, l’ancien monde est à l’article de la mort et nous sommes un peu tous/tes à son chevet, ne sachant de quoi demain sera fait, il devient de plus en plus difficile pour chacun de trouver son chemin vers le bonheur, la santé, la prospérité et la joie de vivre, c’est désormais officiel : le système dans lequel nous vivons tire sa force de la dépendance qu’il induit envers lui. Le temps qu’il a fallu à l’humanité pour passer du niveau de conscience animal à la conscience de soi, d’homo sapiens à homo sapiens sapiens, semble inversement proportionnel au temps qu’il lui faut pour voir sa conscience rangée dans les archives numérique de l’humain 2.0. Un peu comme si la révolution technologique de la communication nous connectait au reste du monde mais nous déconnectait de notre humanité profonde, ne laissant derrière elle que des coquilles vides toujours plus avides de consommation, de pseudo-communication et de masturbation dans toutes ses définitions possibles et imaginables.
Les yeux semblent creux et les gens des villes ont l’air coupé de leur identité profonde, tout le monde cherche à ressembler à un clone plus ou moins bien réussi d’une version de l’humain 2.0, idéal technocratique « one size fits all » présenté dans les spots publicitaires comme l’unique voie vers le bonheur. Aucune standardisation du modèle de réussite n’a jamais pu et ne pourra jamais se présenter comme modèle universel, car la vie est un processus que nous éprouvons mais ne pouvons pas et ne pourrons jamais totalement contrôler. Or le monde technocratique que l’on nous propose vise justement à tout contrôler, et même désormais à contrôler à distance !!! Mais à vouloir tout contrôler partout et tout le temps, l’énergie se disperse et au final on ne contrôle plus rien, cette obsession du contrôle ne reflète-t-elle pas une peur inhérente ? Peur de voir à quel point les problématiques collectives auxquelles l’humanité est confrontée sont complexes ? Prenons la peur du populisme, terme tiroir s’il en est, casier bien pratique dans lequel on s’empresse d’empiler toutes les questions légitimes du peuple ? Peur d’écouter le peuple, qui risquerait de voter trop à gauche ou trop à droite ? Peur que les gens de gauche se mettent à parler avec ceux de droite pour finalement mettre un terme à cette dictature centriste ? Devant un tel niveau d’incompétence de notre gouvernement français, on en vient à se demander si la France n’a pas une énorme tendance à l’auto sabotage ? Emmanuel Macron désigné comme le principal virologue de France et « Champion de la terre » !!! Même l’impression de contrôle que souhaitent nous donner les dirigeants politiques occidentaux est tellement risible qu’on en vient à se dire que n’importe quel clown peut désormais se voir qualifié de spécialiste, n’importe quel clown dites-vous ? Dans ce cas alors pourquoi pas moi ? Après tout moi aussi comme tout le monde (ou pas), je souhaite que mon rôle dans ce monde dépasse la simple course à l’argent, dépasse ma gloire personnelle, car tout cela est déjà à ma portée, à présent je souhaite vivre dans un monde où les enfants ne prennent plus les armes et où plus personne ne meurt de faim. Pour ce faire je décide de développer mon pouvoir afin d’agir pour aider le maximum de personnes possibles à réveiller leur enfant intérieur et participer au sauvetage de tous les enfants à qui on donne une arme, à qui on ne donne pas à manger et qui meurent de faim, aux enfants qui n’ont pas accès à l’éducation. Notre monde ne croit plus en rien, il a résolument besoin d’un super anti-héros moderne auquel n’importe qui peut s’identifier. Pour vraiment représenter la multi dimensionnalité de notre humanité quoi de mieux qu’un panda ? Le panda est à la fois blanc, noir et asiatique, et c’est de surcroit un ours végane!
Face à la peur ambiante, face aux menaces d’extrêmes qui se regardent en chiens de faïence, le monde a plus que jamais besoin d’un Clown Fu Panda pour guider l’humanité sur la voie de la raison et de l’équilibre, car dans le cœur d’un panda il n’y a pas de place pour la peur, juste de la place pour la joie. Clown Fu Panda s’en fout, il a trouvé sa voie, c’est la voie du Clown-fu. Il regarde le monde d’un œil détaché et amusé et ne demande qu’à propager sa voix à toute l’humanité. L’action de Clown Fu Panda dépasse largement les frontières de son intérêt personnel, il se consacre à la voie de l’amour du rire inconditionnel et universel : le Pandaoïsme. Face à la déprime ambiante, et si ce dont l’humanité avait vraiment besoin c’était d’un Panda qui fait du Clown-Fu ? C’est décidé, dès aujourd’hui Clown Fu Panda part en guerre contre la guerre ! L’humour comme épée, l’amour comme bouclier, le Pandaoïsme comme cheval de Troie : ainsi parlera Clown Fu Panda !